La mère guerrière
L’explication artistique
Devenir mère a bouleversé ma manière de me percevoir en tant que femme. Depuis le début de ma grossesse, une question m’habite : quelle image de moi est-ce que je souhaite transmettre à ma fille ? À travers cette œuvre, j’ai voulu donner forme à cette interrogation intime, en construisant une représentation symbolique de la femme que je suis, de celle que j’ai forgée au fil des années, et de celle que je désire incarner à ses yeux.
La mère guerrière est une mise en scène intérieure. Chaque symbole utilisé dans l’œuvre porte un sens précis, comme un langage silencieux destiné à raconter mon histoire.
La combativité s’exprime par les armes. Elle évoque la force que j’ai dû mobiliser pour affronter les défis de la vie, pour avancer, me relever, résister.
La tendresse et l’instinct maternel prennent la forme de la poule, figure protectrice, gardienne du nid, chaleureuse et présente.
Le cerf, quant à lui, incarne ma sensibilité, à la fois douce et puissante, vulnérable mais fière.
Les roses représentent l’amour profond, la tendresse et l’ouverture du cœur, mais aussi une forme de beauté délicate.
Enfin, l’arbre mort qui renaît est une allégorie personnelle : celle d’une résilience, d’un renouveau après les tempêtes. Comme beaucoup, j’ai connu des périodes sombres. Mais de ces expériences, j’ai su faire émerger autre chose — une vitalité nouvelle, un souffle de transformation.
Cette œuvre est aussi ancrée dans ma terre : la Bretagne, à laquelle je suis liée depuis des générations. J’y ai puisé la dualité entre terre et mer, deux éléments essentiels à mon équilibre.
La mère guerrière est une déclaration intime, mais elle se veut aussi universelle. Elle rend hommage à toutes les femmes qui composent avec leurs forces, leurs failles, leurs héritages, leurs combats. À celles qui construisent, chaque jour, leur propre manière d’être femme et mère.
L’histoire
La Vamm : l’histoire d’une jeune mère guerrière
Dans une époque lointaine, au cœur des terres de Bretagne, vivait Anaïs, une trentenaire qui avait donné naissance à une petite fille quelques mois plus tôt. La naissance de l’enfant survenait en des temps troublés : la guerre menaçait cette terre de légende. Le mari d’Anaïs avait été appelé par le Duc de Bretagne à rejoindre les troupes pour défendre leur pays.
Anaïs ne pouvait se résoudre à le laisser partir, sans savoir si elle le reverrait un jour. Il était tout pour elle. L’idée de ne plus le voir, de rester dans l’incertitude de son retour, lui était insupportable. Ils s’étaient rencontrés seulement quelques mois avant sa grossesse, mais depuis, les deux amoureux étaient inséparables. Leur amour, fort et sincère, était un lien inviolable, et la perspective d’en être séparée lui brisait le cœur.
Elle ignorait comment l’empêcher de s’en aller lorsque, au cours d’une de ses promenades quotidiennes dans les forêts du Morbihan, son bébé dans les bras, elle aperçut, près d’une rivière, une armure et une épée. Que faisaient-ils là ?
Elle appela, scruta les environs, derrière les arbres, le long de l’eau… mais personne ne répondit. L’armure et l’épée, flambant neuves, semblaient être apparues de nulle part. Car en Bretagne, il arrivait parfois que des merveilles étranges se manifestent.
Prenant cela comme un signe des petits esprits de la forêt, Anaïs saisit l’armure et pensa : si elle m’est fidèle et si l’épée me semble légère, alors j’accompagnerai mon mari au combat. Et, sans surprise, l’armure lui allait parfaitement, et l’épée, qui paraissait si lourde, n’avait aucun poids entre ses mains.
Dès ce jour, sa décision fut prise : elle partirait rejoindre son mari. Elle savait qu’aucun danger ne pourrait l’atteindre, car les petits esprits de Bretagne semblaient veiller sur elle.
L’explication artistique
Devenir mère a bouleversé ma manière de me percevoir en tant que femme. Depuis le début de ma grossesse, une question m’habite : quelle image de moi est-ce que je souhaite transmettre à ma fille ? À travers cette œuvre, j’ai voulu donner forme à cette interrogation intime, en construisant une représentation symbolique de la femme que je suis, de celle que j’ai forgée au fil des années, et de celle que je désire incarner à ses yeux.
La mère guerrière est une mise en scène intérieure. Chaque symbole utilisé dans l’œuvre porte un sens précis, comme un langage silencieux destiné à raconter mon histoire.
La combativité s’exprime par les armes. Elle évoque la force que j’ai dû mobiliser pour affronter les défis de la vie, pour avancer, me relever, résister.
La tendresse et l’instinct maternel prennent la forme de la poule, figure protectrice, gardienne du nid, chaleureuse et présente.
Le cerf, quant à lui, incarne ma sensibilité, à la fois douce et puissante, vulnérable mais fière.
Les roses représentent l’amour profond, la tendresse et l’ouverture du cœur, mais aussi une forme de beauté délicate.
Enfin, l’arbre mort qui renaît est une allégorie personnelle : celle d’une résilience, d’un renouveau après les tempêtes. Comme beaucoup, j’ai connu des périodes sombres. Mais de ces expériences, j’ai su faire émerger autre chose — une vitalité nouvelle, un souffle de transformation.
Cette œuvre est aussi ancrée dans ma terre : la Bretagne, à laquelle je suis liée depuis des générations. J’y ai puisé la dualité entre terre et mer, deux éléments essentiels à mon équilibre.
La mère guerrière est une déclaration intime, mais elle se veut aussi universelle. Elle rend hommage à toutes les femmes qui composent avec leurs forces, leurs failles, leurs héritages, leurs combats. À celles qui construisent, chaque jour, leur propre manière d’être femme et mère.
L’histoire
La Vamm : l’histoire d’une jeune mère guerrière
Dans une époque lointaine, au cœur des terres de Bretagne, vivait Anaïs, une trentenaire qui avait donné naissance à une petite fille quelques mois plus tôt. La naissance de l’enfant survenait en des temps troublés : la guerre menaçait cette terre de légende. Le mari d’Anaïs avait été appelé par le Duc de Bretagne à rejoindre les troupes pour défendre leur pays.
Anaïs ne pouvait se résoudre à le laisser partir, sans savoir si elle le reverrait un jour. Il était tout pour elle. L’idée de ne plus le voir, de rester dans l’incertitude de son retour, lui était insupportable. Ils s’étaient rencontrés seulement quelques mois avant sa grossesse, mais depuis, les deux amoureux étaient inséparables. Leur amour, fort et sincère, était un lien inviolable, et la perspective d’en être séparée lui brisait le cœur.
Elle ignorait comment l’empêcher de s’en aller lorsque, au cours d’une de ses promenades quotidiennes dans les forêts du Morbihan, son bébé dans les bras, elle aperçut, près d’une rivière, une armure et une épée. Que faisaient-ils là ?
Elle appela, scruta les environs, derrière les arbres, le long de l’eau… mais personne ne répondit. L’armure et l’épée, flambant neuves, semblaient être apparues de nulle part. Car en Bretagne, il arrivait parfois que des merveilles étranges se manifestent.
Prenant cela comme un signe des petits esprits de la forêt, Anaïs saisit l’armure et pensa : si elle m’est fidèle et si l’épée me semble légère, alors j’accompagnerai mon mari au combat. Et, sans surprise, l’armure lui allait parfaitement, et l’épée, qui paraissait si lourde, n’avait aucun poids entre ses mains.
Dès ce jour, sa décision fut prise : elle partirait rejoindre son mari. Elle savait qu’aucun danger ne pourrait l’atteindre, car les petits esprits de Bretagne semblaient veiller sur elle.


